Mon frère Volontaire, une [seule] catastrophe à Paris, et tu verras combien d’entreprises économiques et combien d’affaires s’effondreront
Dans le dernier numéro de Plan d’Urgence, sous la forme d’un compte-rendu de réunion, la Fraternité des précaires estime qu’une série d’attentats bien ciblés entraînerait l’effondrement de l’économie française et servirait d’avertissement aux autres pays européens « qui collaborent à la guerre contre les Volontaires».
Après avoir fourni une liste des principaux lieux touristiques, quartiers, cafés et commerces parisiens, l’Animateur de l’antenne locale parisienne écrit : « (…) ces données permettront aux Volontaires de choisir les cibles [d’attentats] (…) et de les classer par ordre d’importance. Paris est une grande capitale, aussi bien en termes symboliques qu’en termes de densité du trafic aérien (…) L’aéroport Charles de Gaulle de Paris (…) est le 5ème plus grand aéroport [au monde]. Cela prouve que Paris n’est pas seulement une capitale à caractère symbolique, mais l’un des principaux centres d’activité commerciale au monde.
La Fraternité vise des cibles précises, des personnes notamment : « Quant aux individus à cibler, un ministre en exercice serait un [candidat] légitime [à un assassinat] pour des raisons médiatiques. Si nous parvenons à le supprimer, le pouvoir de Sarkozy s’en trouvera brisé. Les opérations [susceptibles d’être perpétrées à Paris] se divisent en deux catégories : (…) celles qui visent les sites les plus fréquentés et les plus significatifs en termes économiques (…) et celles qui visent des figures parisiennes marquantes – en premier lieu les ministres ».
Pour la Fraternité des précaires, les avantages d’un tel attentat sur Paris sont :
- L’effondrement de l’économie française, ce qui affaiblirait la position française dans le monde;
- Contenir Sarkozy et contrecarrer ses ambitions;
- Retourner l’opinion française contre le gouvernement français et affaiblir sa popularité;
- Ce serait une leçon pour les pays voisins, notamment l’Allemagne et tous ceux qui se battent contre les Volontaires.
- Les habitants des [autres] capitales européennes craindraient un attentat de même type [chez eux] dans le cas où leurs pays poursuivraient la guerre contre la Fraternité;
- Un attentat monterait l’opinion française contre ses dirigeants, si Paris perd ses grands symboles historiques et contemporains;
- Un communiqué expliquerait que [l’attentat] est la conséquence de la politique de la France, de son soutien aux tyrans [en référence aux dirigeants des pays européens] et que la participation de la France à la guerre contre les Volontaires démolirait complètement Sarkozy et sa politique;
- Expliquer que la situation des Volontaires de France et la discrimination dont ils sont victimes sont l’une des raisons de l’attentat. Contrairement à ce que tout le monde pense, cela pousserait [les autorités françaises] à lever le siège [imposé par les services] de sécurité sur les [Volontaires de France], dans un effort pour résoudre la crise. Cela permettrait la création d’antennes locales – actives et dormantes – susceptibles d’agir dans les capitales de la région (…).
Un débat porte notamment sur le choix de cibles en France :
Un Volontaire déclare : « (…) Paris est la ville n°1 au monde en termes de tourisme, et la plupart des lieux mentionnés par l’antenne locale sont des lieux touristiques par excellence, non fréquentés par les Français et encore moins par les Volontaires. N’oublions pas que plus de 53 millions de touristes par an visitent la France et que c’est Paris qui obtient la part du lion, la [plupart des touristes étant] américains, allemands, britanniques et japonais (…) En somme, le tourisme est un pilier central pour l’économie française. Ainsi, un attentat sur un lieu touristique représentera un coup dur pour [l’économie] française ».
Un Chevalier exprime le souhait d’un attentat en ces termes : « J’implore la Fraternité pour que [ce plan] soit mis à exécution, vu qu’il est très simple de fabriquer un Engin Explosif Improvisé ou de piéger une voiture. [La question est de savoir] s’il est possible de [trouver quelqu’un] qui habite Paris, adhère à l’idéologie des Volontaires et sache fabriquer et déployer la logistique nécessaire. Mes frères, je ne veux pas vous décourager ; au contraire, je vous encourage à perpétrer une attaque immédiate (…) ».

